Dossier Tissu : Bossert, un savoir-faire sous haute surveillance

© Citeasen - Cyril Hanebna
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Voici sans doute l’adresse alsacienne où l’on peut le plus sûrement du monde vous garantir la reconstitution d’un costume traditionnel sur mesure. De la haute couture.

La connaissance historique des costumes anciens de qualité – le 19ème siècle étant considéré comme l’âge d’or des costumes régionaux – confère à la maison Bossert les atouts lui permettant de répondre à de telles demandes. Les coupes anciennes sont adaptées à la morphologie de chacun pour la création de vêtements sur mesure. L’enseigne fondée à Strasbourg en 1825 propose également des fournitures proches de celles employées dans les costumes des 18ème et 19ème siècles. Les tissus sont de lin, coton, drap de laine, velours, soie. Rubans, boutons, dentelles de coton rehaussées d’or et d’argent ou petites fournitures (agrafes, tresses, sangles…) viennent compléter une liste à la Prévert où l’on est sûr de trouver absolument de tout pour satisfaire les goûts les plus exigeants. Ou les plus extravagants.

Reproduire à l’identique, c’est l’aventure exaltante dans laquelle s’est lancée la maison qui fait partie du paysage strasbourgeois. Des ateliers d’initiation se proposent même de transmettre et partager les techniques de création de coiffes, plastrons, châles ou tabliers brodés. Rien ne manque à l’appel. Le costume alsacien est ici chez lui, sûr de trouver du répondant.


Lien Internet

Coordonnées

Tél. : 03 88 32 28 47

Pacte avec une wolf

La directrice de la maison Bossert est de ces personnes qui donnent au costume alsacien ses lettres de noblesse. Anne Wolf, historienne, diplômée de l’université de Strasbourg, a travaillé trois ans au musée Unterlinden de Colmar où elle a été en charge des collections textiles et du commissariat de l’exposition « Quelques paillettes, un peu de soie. Coiffes d’Alsace du 18ème et du début du 19ème siècles ». Son destin reste lié à celui du costume alsacien avec comme mot d’ordre d’en donner une image vivante et ouverte sur son époque. Sans renier ses valeurs fondamentales d’exigence et de qualité.

Focus

Travailler du chapeau
Le couvre-chef vaut comme un indicateur géographique, social ou religieux. Ainsi, le Morischelskapp, bonnet aux points très spécifiques, tricoté en laine noire, est représentatif des villages du nord. On peut le voir sur certaines reproductions du peintre Charles Spindler. Porté par les hommes et les garçons, il a ses inconditionnels et certaines mamies maniant encore les aiguilles à l’ancienne sont fort courtisées sur le net. Un exemple parmi d’autres de techniques d’autant plus appréciées qu’elles se font rares.